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 Spots da André Vellande

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lucyin



Masculin Nombre de messages : 616
Age : 63
Localisation : Sidi Smayl Marok
Date d'inscription : 01/08/2006

MessageSujet: Spots da André Vellande   Sam 13 Fév - 4:40

http://wa.wikipedia.org/wiki/Mot%C3%AE_do_Condroz_namurw%C3%A8s

(cisse pådje ci a stî avoyeye på scrijheu a Lucyin Mahin e moes d' octôbe 2009, po fé l' reclame do motî.)

i faut s' abache èwou k' on n' si pout nin drèssi : il faut se tenir baissé où il n'est pas possible de se mettre debout = où la chèvre est attachée, il faut qu' elle broute (dans la vie, il faut savoir se contenter de son sort et accepter les contraintes auxquelles on ne peut se soustraire).

ci n' èst nin co sûr li k' a rauyi lès-aburtales au rwè d' cârau : ce n'est certes pas lui qui a arraché les bretelles au roi de carreau = il n'a pas inventé la poudre (se dit ironiquement d'un timoré, un peu demeuré, qui manque de cran et du moindre esprit d'initiative - allusion à l'imposante corpulence dissuasive du roi de carreau figuré sur le jeu de cartes).

ci n' èst nin todi li ci ki bat l' bouchon k' atrape li mouchon : ce n'est pas toujours celui qui bat le buisson qui attrape l'oiseau = ce n'est pas (toujours) celui qui fait la moisson qui mange la galette (dans la vie, on n'est pas toujours récompensé à l'aune de ses propres mérites) // la justice et l'équité font souvent fi de la logique des hommes.

on ritche k' èst crantchu, c' è-st-one bourike tchèrdjîye d' awin.ne ki mougne do strin : un riche qui est avare est tout pareil à un âne qui mange de la paille alors qu'il est chargé d'avoine = se dit d'un nanti qui se prive et vit tout aussi misérablement que s'il était dans le dénuement le plus complet (manière de stigmatiser son avarice).

èle a l' air do-z-awè d' l' awin.ne à vinde : on dirait à la voir qu'elle a de l'avoine à vendre = se dit ironiquement d'une femme (ou d'une jeune fille) qui donne l'impression de rechercher un homme ou une aventure galante en soignant particulièrement sa toilette et en jouant de la prunelle.

èst-ce ki t' pére a fait mès banses ? ton père a-t-il terminé les mannes pour lesquelles je lui ai passé commnande ? = interpellation ironique lancée à l'adresse d'un m'as-tu-vu, d'un prétentieux, pour le remettre à sa place en lui faisant entendre implicitement que la modestie de ses origines familiales devrait l'inciter à un peu plus d' humilité.

i fait one tièsse come on baudèt ki dîne à l' pleuve : il fait une tête comme un baudet qui mange son picotin sous la pluie = il a une tête de pisse-froid, une tête d'enterrement.

li ci ki n' a pont d' tièsse n' a nin dandji d' bonète : celui qui n'a pas de tête n'a que faire d'un bonnet = il ne sert à rien d'encourager quelqu'un à entreprendre dans la vie s'il manque de capacité, de détermination et de moyens.

li tchambe èt l' botike, li stauve èt l' bourike : la salle à manger avec le magasin, l'étable avec la bourrique = expression ironique pour souligner l'avantage financier d'un enfant unique qui a qui a recueilli en héritage pour lui seul la totalité des biens de ses parents.

i brait avou s' tutute è s' mwin : il pleure en tenant sa sucette en main = se dit de manière plaisante ou ironique d'un pleure-misère qui se plaint d'aise ou qui se lamente sur une situation prétendument pénible et difficile alors qu'il a lui-même en mains tous les atouts et qu'il dispose de tous les moyens pour y faire face sans grand problème.

il èst come on nièrson k' a stî brochetè au r'vièrs : il est comme un hérisson qui a été brossé à l'envers (et dont les piquants sont redressés) = il a les nerfs à vif, il est à cran // il a les cheveux en bataille, tout ébouriffés.

ayi, m' fi, mins si tè l' ricôpes, èle èst co pus coûte : c'est vrai, mon garçon (qu'elle est trop courte), mais si tu la recoupes encore, elle n'en raccourira que davantage (remarque censée faite à un menuisier désabusé devant sa planche trop courte qu'il envisage sottement de mettre à la bonne mesure en la recoupant une nouvelle fois) = réflexion ironique servie à quelqu'un qui tient un raisonnement sans queue ni tête // elle vise également celui qui se plaint d'un mal que sa conduite ou son comportement inadéquat ne fait qu'entretenir ou d'aggraver ( au départ, la répartie s'adressait plus particulièrement à un noceur en route tôt le matin pour son boulot et qui se plaignait amèrement d'avoir des nuits trop courtes) // on attribue parfois à l'expression une connotation érotique qu'elle ne comporte pas à l'origine.

kant on ratind après lès-z-ongues d' aus-z-ôtes po s' grètè, on riskéye d' awè chôpe longtimps : quand on attend les ongles d'un autre pour se gratter, on risque de voir sa démangeaison durer encore longtemps = qui court après les souliers d'un mort risque souvent d'aller nu-pieds (spéculer sur la mort d'une persoone pour améliorer ou rétablir sa fortune expose à bien des mécomptes et bien des déceptions) 11 aide-toi et le ciel t'aidera (si tu veux réussir, commence par faire des efforts toi-même).

i n' a nin gangni ça à dire dès pâters : ce n'est pas en récitant des prières qu'il a gagné ce qu'il possède = se dit d'un individu qui a dû montrer beaucoup de courage et assumer un énorme travail pour amasser ses quelques biens // se dit aussi avec une connotation péjorative pour laisser entendre d'un individu qu'il n'a pas toujours privilégié l'honnêteté pour s'enrichir.

si on tchante come ça à t' ètèr'mint, i gn' aurè pus d' pourcias ki d' djins : si on chante de cette façon à ton enterrement, il y aura plus de cochons que de gens dans l'assistance = réflexion ironique à l'adresse de quelqu'un qui vient de lâcher un pet.

èle èst bèguène jusk' aus gngnos ... èt pus ôt, c' èst da tortos : c'est une nonnette jusqu'à hauteur des genoux ... et plus haut, c'est pour tout le monde = expression que l'on formule ironiquement vis-à-vis d'une femme à la cuisse légère sous ses airs de bégueule

kant on-z-a peû dès ronches (ou dès spènes), on n' va nin o bwès : quand on a peur des ronces (ou des épines), on se garde bien d'aller au bois = il ne faut pas pisser contre le vent (il ne faut pas se placer délibérément dans une situation où l'on s'expose à des retombées que l'on redoute et si l'on prend des risques, il faut savoir en assumer toutes les conséquences) - l'expression, souvent à sous-entendu un peu malicieux, est généralement utilisée en visant une femme confrontée à une grossesse non désirée, spécialement à la suite d'une relation illicite.
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